Scroll to top
© 2019, Compagnie BAL Arts Légers — Compagnie de théâtre
Share
Back
Jeune public Répertoire

Mon château corps

  • Date de création:

    2023

  • Public:

    Tout public à partir de 8 ans

Scroll

Après une agression, une enfant se reconstruit en dialoguant avec le château-corps qu’elle s’est inventé pour ne pas être ensevelie, comme le sont les châteaux de sable par une vague inattendue.

Elle réapprend par étapes à se mouvoir légèrement et la tête haute en convoquant : sa pensée poétique, sa compréhension du corps, la perception de toutes les défenses animales qu’il contient (bec, coudes, ongles et genoux), la joie de danser, la bulle qui l’entoure, ou dit autrement, son intuition. Tous ces éléments vitaux vont lui permettre de se défendre, de se protéger en apprenant à ressentir les autres (s’ils sont oui ou non), et lui donneront le courage de prendre la parole.

– Élodie Tampon-Lajarriette

Un livre a fortement influencé l’écriture de cette pièce.
Mon corps m’appartient – Respect, intimité, consentement, parlons-en.
Dès 7 ans de Isabelle Filliozat, Margot Fried-Filliozat, Isabelle Maroger
Editions Nathan

Extrait

Chloé : (parlant de ses doigts…) Pour le cinquième, ils se sont pas cassé la tête, ils ont dit : le petit doigt. Mais j’ai insisté.
Le Château-Corps : Tu as eu raison, il est important d’appeler les choses par leur nom. Alors...
Chloé : Alors j’ai dit : c’est pas possible. C’est comme si un enfant, tu l’appelais enfant, sans qu’il ait un prénom bien à lui. Ils ne savaient pas... Toi, tu le connais le nom ?
Le Château-Corps : Non.
Chloé : C’est pas possible. Tu n’en sais pas plus que moi ?
Le Château-Corps : Non, en matière de nom, de mot, je n’en sais pas plus que toi. Je parle seulement avec tes mots à toi.
Chloé : Tu n’en as pas d’autres ?
Le Château-Corps : Ma main n’a pas besoin de nom pour être ta main.
Chloé : Comment ?
Le Château-Corps : Je sais c’est une phrase que personne ne comprend, mais tu y réfléchiras.... Plus tard.

Extrait

Chloé : Les cloches de midi commencent à sonner. Je le connais pas. Il a pas de nom. Et pourtant maintenant, je voudrais le dire à tout le monde ce nom. Il est appuyé contre le mur. Sa bouche fait les bruits de la bouche et pourtant, il ne mange pas. Il est un serpent transformé en homme et passe du serpent à l’homme en un clin d’œil. Ses yeux n’en sont plus ou alors ceux qui nous réveillent la nuit, nous regardent quand nous transpirons de peur. Il m’attrape la main. Non le poignet. Je deviens de verre.

Distribution

  • Jeu, mise en scène et scénographie : Elodie Tampon-Lajarriette

  • Texte et voix en direct : Thierry Vincent

  • Musique : Anthony Rouchier

  • Chorégraphie : Jossia Clément

  • Costumes et accessoires : Gigi Cazes

  • Voix enregistrées : Elise Clary et Stéphane Comby

  • Regard : Elise Clary

  • Pédagogie et ateliers : Isabelle Klaric

  • Conseils : Audrey Prévot, psychologue

  • Construction scénographie : Philippe Maurin

  • Couture : Caroline Roux

  • Photographe : Clément Vautel

  • Vidéo : Guillaume Zanier

  • Diffusion : Carole Dréant & Isabelle Klaric

  • Production : Cie BAL (bal d’arts légers)

Avec mon Château-Corps, la compagnie de théâtre BAL met en scène une enfant qui a subi une agression et qui trouve en elle les ressources pour dépasser cette expérience traumatisante. C’est au fil d’un dialogue poétique avec son corps qui se met à lui « parler », que la fillette se réapproprie et découvre une voie pour sortir du silence. Portée par la musique et les mots qui soutiennent sa délicate reconstruction, elle reprend goût à la vie grâce à la danse et à sa parole retrouvée. Mon Château-Corps est une occasion pour aborder avec le jeune public le thème délicat des violences sexuelles mais aussi les moyens pour y faire face.

— Audrey Prévot

Psychologue

Pour faire face à ces situations, un numéro : 119
En personnifiant le corps, en lui donnant enfin la parole, Thierry Vincent brise le silence de ces souffrances intérieures avec une délicatesse infinie … Les messages que portent ce corps profondément vivant nous transpercent le cœur. L’écriture est subtile, pleine d’humour et d’humanité. La lumineuse interprétation d’Elodie Tampon-Lajarriette nous fait traverser avec une apparente légèreté les chemins sinueux de nos expériences vécues, en brisant les tabous …
Ce Château-Corps « dansant » est un écrin… une nouvelle pépite signée BAL brille à l’intérieur !
Une admiratrice fidèle et amie.

— Monique LOUDIERES

Danseuse Étoile de l’Opéra National de Paris

C’est avec beaucoup de finesse et d’imagination que la compagnie BAL met en scène un sujet délicat. La question de l’intrusion du sexuel dans sa forme la plus agressive et la plus barbare, nous fait entendre l’effet traumatique et l’impossible accès à la parole qui pourrait en découler.
Cette pièce de théâtre est écrite avec justesse et sans débordements, ce qui en fait ressortir sa pertinence. Au delà de ces interprètes qui habitent leurs rôles avec talent et singularité, les deux comédiens, l’un sur scène et l’autre en voix off, mettent en lumière la difficulté, voire la division, de l’être humain face à son corps et sa psyché.
Créé avec subtilité et intelligence par des artistes d’une grande sensibilité, c’est un spectacle qui mérite toute notre attention.

— Laetitia Pujol

Danseuse Étoile de l’Opéra National de Paris

Mon Château-corps